L'Energie à bord
Désanilisation de l'eau de mer
(extrait du rapport de Quentin barbe, élève ingénieur à l'INSA)
La production et le stockage de l'eau douce à bord des bateaux de pêche
sont des enjeux importants à l'heure où le prix des énergies augmente.
Leurs utilisations diverses sont essentielles pour les pêcheurs
(production de glace pour la conservation du poisson, hygiène pour des
sorties en mer de plusieurs jours...).
Pour ne pas stocker et alourdir le bateau avec des cuves d'eau potable
trop importantes, il existe actuellement différents moyens de désaliniser
l'eau de mer.
- Distillation ou évaporation
C'est une méthode basique qui consiste à évaporer l'eau salée pour séparer les sels.
Une vapeur d'eau pure est émise, il suffit de la condenser pour obtenir de l'eau douce,
c'est donc un procédé thermique.
Ce principe de désalement très simple a été utilisé dès
l'Antiquité pour produire de très faibles quantités d'eau douce sur les bateaux.
Le système est décrit ici.
Plusieurs problèmes sont cependant récurrents à ce système. Le premier est la faible quantité d'eau douce produite
par rapport à la quantité d'eau salée apportée. Des pompes étant utilisées pour celà,
la consommation énergétique est d'autant augmentée. Le procédé est assez lent, pour l'accélerer, on
utilise une pompe à vide pour diminuer la température d'ébullition, malheureusement la consommation énergétique s'en recent.
De plus, la quantité de chaleur à apporter est très conséquente. Il est donc possible d'utiliser un système à évaporation
et de le rendre compétitif que si la chaleur est issue des pertes thermiques du moteur diesel.
Pour améliorer le rendement, il est possible de multiplier les étages, cela penalise par contre l'encombrement
et le coût.
- L'osmose inverse :
A une forte pression, l'eau peut être séparée du sel. Le mécanisme est assez simple, une pompe apporte
l'eau salée, une seconde la comprime à 60 bars pour séparer l'eau douce de l'eau de mer au travers d'une membrane.
L'eau de mer ressort alors plus salée, l'efficacité est intéressante car pour 5 l d'eau de mer pompée,1 l d'eau douce est produit.
Le système est décrit ici.
Le principal problème est l'entretien et le changement de la membrane qui doivent être réguliers.
La consommation énergétique est relativement faible, elle est par contre impossible à supprimer.
Des avancées technologiques permettent de fabriquer des osmoseurs de petites tailles à récupération d'énergie.
A noter également qu'un gros osmoseur à un meilleur rendement qu'un petit.
- Embarquer l'eau :
Pour les bateaux effectuant des marées de quelques jours et ne produisant pas de glace,
l'investissement d'un système de désanilisation ne semble pas nécessaire. Par contre, pour des marées
de plusieurs jours et des systèmes de froid par glace, l'investissement d'une production d'eau douce
embarquée semble indispensable car le surplus de poids embarqué devient très pénalisant.
Deux procédés très différents sont proposés. L'osmoseur prend une place de plus en plus grande par
son évolution, des systèmes peu coûteux en énergie mais une membrane à changer régulièrement.
Les systèmes par distillation ont peu évolué et ont donc du mal à concurrencer les osmoseurs.
Pour être compétitifs, les cycles devraient être améliorés surtout augmenter la quantité
d'eau douce produite tout en utilisant la chaleur perdue du moteur thermique.
Embarquer l'eau n'est valable que pour de petites unités qui partent à la journée et n'utilisent pas de glace.
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